Interview : Michael Carrick
Dans une interview donnée au site officiel du club, Michael Carrick explique pourquoi ce titre de champion d'Angleterre était encore plus beau que le précédent, et remercie les supporters pour le soutien apporté.
Michael, deux saisons au club, deux titres. Comment ça a été pour celui-là?
La dernière journée a été totalement folle en fait. On a commencé en essayant de ne rien laisser nous affecter. On savait ce qu'on avait à faire, c'était juste aller sur le terrain et jouer notre football, celui qu'on avait si bien pratiqué toute la saison. Après ça, on était heureux, mais fatigués. Un sentiment bizarre, mais c'était très satisfaisant d'avoir cette médaille autour du cou.
La victoire contre Wigan était-elle encore plus réjouissante du fait que Chelsea n'a pas battu Bolton?
Pour être honnête, je ne l'ai su que bien après le coup de sifflet final. Il s'est bien écoulé 10 minutes entre la fin de la rencontre et le moment où Mike Phelan (un coach de l'équipe première, NDLR) m'a dit qu'il y avait eu 1-1. Je n'y pensais même plus, j'étais tellement concentré sur ce qu'on avait à faire... On savait que si on gagnait, le résultat de Chelsea importait peu. Mais c'est mieux de savoir qu'on a gagné le titre aux points plutôt qu'à la différence de buts. Cela montre que nous sommes de vrais champions.
Comment comparez-vous le fait d'avoir gagné à l'ultime journée au triomphe de l'an passé?
C'était magnifique. L'an dernier, même si c'était un sentiment fantastique parce que nous étions champions, j'étais assis dans mon salon quand la nouvelle est tombée. Ce n'est pas la même chose que de gagner un match qui vous donne le trophée. C'était énorme, et une fois qu'on a vécu ça, on en veut encore plus. Maintenant, on veut un troisième d'affilée. Après le sacre de la saison dernière, on voulait prouver que ce n'était pas un accident. Cette saison n'a pas été aussi monotone que la précédente. On n'a pas bien commencé et quand on s'est mis à la poursuite d'Arsenal, les gens disaient déjà que c'était fini pour nous. Mais revenir au sommet comme on l'a fait était très satisfaisant.
Quel match avez-vous le plus apprécié?
La victoire contre Newcastle à domicile, c'était probablement le meilleur. Le score final de 6-0 était étonnant, mais la performance de l'équipe a été incroyable et c'est encore mieux quand tout le monde joue bien et que tout s'embrique parfaitement. On n'a pas pris de but et on a dominé du coup d'envoi au coup de sifflet final. Tout a été dans notre sens.
United a bien tourné cette saison face à Chelsea, Liverpool et Arsenal. A quel point est-ce que cela a été important?
C'est important de prendre des points contre vos rivaux. Evidemment, ce n'est pas bon si vous ne gagnez pas les autres matchs, mais je pense que battre ses principaux adversaires est doublement important. Dans cette optique, on a été clairement devant cette saison. On a bien joué contre ces équipes. Gagner ce mini-championnat est très important. Il faut être bon à chaque rencontre, mais si vous pouvez battre vos rivaux, c'est un double coup pour eux, parce qu'ils ont perdu trois points et que vous en avez pris trois.
Qu'avez-vous pensé de l'atmosphère à Old Trafford cette saison?
Le match contre Barcelone en Ligue des Champions a été le summum de ce que les supporters nous ont donné cette saison -- toujours là à nous soutenir, jusqu'à la fin. Les fans à l'extérieur méritent beaucoup de crédit, ils ont été incroyables. Ils font un bruit énorme, ne s'arrêtent jamais de chanter. A certains matchs, on occupe toute la tribune derrière le but. Jouer à domicile est un gros avantage, mais les gars qui nous suivent partout amènent ce soutien avec eux. Ils ont quelque chose de spécial.
De tous vos coéquipiers, lequel sort du lot?
Pour moi, c'est Rio. Il a été immense toute la saison. Il y a des matchs qui ressortent -- celui à Liverpool, ou les matchs de Coupe d'Europe contre Barcelone ou Rome. Il a été exceptionnel. Peu de joueurs arrivent à le passer, et c'est génial pour un milieu comme moi d'avoir un joueur qui vous couvre de la sorte. Ses performances sont toujours au top. Et il devient encore meilleur. Devenir capitaine de l'Angleterre et avoir pris le brassard lors de quelques matchs de United, ça lui a donné un coup de boost. Cette saison, il a probablement prouvé qu'il est le meilleur défenseur du monde.
Vous avez voté Rio pour le titre de Joueur de l'année?
J'ai choisi Ronny parce qu'il a marqué tant de buts, et tellement étaient importants... Un ailier qui marque 42 buts, c'est dur de passer à côté. Il reçoit des louanges de toute part, et logiquement d'ailleurs, mais Rio a été incroyable et les défenseurs sont souvent oubliés. La défense dans son ensemble a été superbe et Rio y a joué un grand rôle. N'importe quelle autre saison, il aurait été nommé Joueur de l'année.
Il semble y avoir une grande camaraderie dans l'effectif, ça a joué un rôle?
L'esprit d'équipe est grand. On a des gars qui viennent des quatre coins du monde, avec des styles de vie différents, mais ça vient encore renforcer l'atmosphère dans le vestiaire. C'est peu de dire que les nouveaux -- Nani, Anderson, Carlos Tevez et Owen Hargreaves -- se sont adaptés rapidement. Ca montre que c'est facile de s'intégrer ici. Et il y a toujours quelque chose pour rire. Ca fait partie de l'esprit, surtout dans les moments cruciaux de la saison, ça nous enlève un peu de pression. Par contre, quand il s'agit de chambrer, je ne m'implique pas. J'observe!
Sur le forum
RedDidDevil, le 10 février 2026 à 15:17
Il y a 1 heure, RobertoLarcos a dit :Je trouve justement que c'est intéressant d'aborder les choses de manière un peu moins binaires que le succès ou l'échec. Dans les grands clubs aujourd'hui les coachs ne sont que de passage, et dans 90% des cas ils finissent par se faire virer à un moment ou un autre. Il n'y a que Zidane qui ne connait pas l'échec, mais sans rien lui enlever, c'est aussi un peu parce qu'il n'aime pas prendre trop de risques.
Pour en revenir à Amorim, il a fait des erreurs mais il a aussi rendu une équipe compétitive à son successeur. Je pense qu'il laisse derrière lui une équipe un peu moins chaotique que celle dont il a hérité. Il a viré les pommes pourries, et ceux qui ont rejoint le club ont une bonne mentalité. Que ce soit physiquement ou mentalement, il ne laisse pas un chaos derrière lui, et je trouve que c'est pas mal de le dire aussi.
Je te rejoins sur le fait que tout ne doit pas lui être imputé et que si il avait fait le canard en conf de presse il serais encore là ! Mais on l'a fait venir en connaissance de cause (343) et on était pas mal a dire dés le début si il est pas soutenu "correctement" il ne réussira pas
Son arrivée / son départ montre que notre nouveau board est encore loin de nous faire oublié l'ancien !
RobertoLarcos, le 10 février 2026 à 13:27
Il y a 1 heure, RedDidDevil a dit :Amorim a échoué autant que le board a échoué autant que les joueurs
Tous ont leurs part de responsabilité chacun a leurs niveaux
le Chapitre Amorim est fini
le Chapitre Carrick a commencé et tout va bien pour le moment
Je trouve justement que c'est intéressant d'aborder les choses de manière un peu moins binaires que le succès ou l'échec. Dans les grands clubs aujourd'hui les coachs ne sont que de passage, et dans 90% des cas ils finissent par se faire virer à un moment ou un autre. Il n'y a que Zidane qui ne connait pas l'échec, mais sans rien lui enlever, c'est aussi un peu parce qu'il n'aime pas prendre trop de risques.
Pour en revenir à Amorim, il a fait des erreurs mais il a aussi rendu une équipe compétitive à son successeur. Je pense qu'il laisse derrière lui une équipe un peu moins chaotique que celle dont il a hérité. Il a viré les pommes pourries, et ceux qui ont rejoint le club ont une bonne mentalité. Que ce soit physiquement ou mentalement, il ne laisse pas un chaos derrière lui, et je trouve que c'est pas mal de le dire aussi.
Malodo, le 10 février 2026 à 13:24
Il y a 3 heures, RobertoLarcos a dit :Je sais pas qui a écrit ça, mais c'est pertinent, nuancé... en fait ça doit être une IA, mais bon ça fait toujours du bien de lire autre chose que ces anciennes gloires du foot qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Autant je suis d’accord sur la première partie autant je ne le suis pas vraiment sur la deuxième.
Moi je trouve que le travaille qu’a fait Amorim chez nous, en tout cas sur cette première partie de saison, est beaucoup trop décrié et qu’on a viré un mec qui était en train de remplir ses objectifs.
Mais je ne trouve pas que la réussite de Carrick repose sur le travail d’Amorim qui a mes yeux à été enterré.
On ne défend ni ne construit de la même manière. On est même plutôt à l’opposé je trouve.
Et pour les coup de pied arrêtés Amorim disait lui même que ce n’était pas le fruit de son travail à lui il me semble.
Quand à la bonne alchimie entre nos joueurs offensifs elle ne vient pas d’Amorim. Elle vient surtout du talent de nos joueurs qui sont des joueurs complets, bons dans leurs déplacements avec et sans ballon, techniques et dotés d’une vision du jeu intéressante.
Ce qu’a apporté Amorim et qui sert beaucoup à Carrick c’est surtout ses mercatos. Il a dégagé des joueurs problématiques, nous a ramené du talent en attaque comme on en avait pas eu depuis très longtemps et nous a permis de garder le meilleur joueur du championnat. Mais ça ne va pas tellement plus loin que ça.
MidnaTaka, le 13 février 2026 à 13:28
Bravo à lui ! On va espérer que la malédiction de l'entraineur du mois ne s'abatte pas sur lui !