Recap - Octobre 2010

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Difficile de se rappeler du dernier match plein de United, ce genre de matchs où l’on sait que de toute façon, la victoire sera au bout parce qu’on a la maîtrise du match du début à la fin. Pour mémoire, le bilan de septembre c’est : deux matchs nuls en championnat, un nul sans saveur contre les Rangers et une victoire dans les toutes dernières minutes contre Valence en Champions League. Ce ne sont pas vraiment ce que l’on pourrait appeler des matchs références. Même la victoire contre Liverpool (oui oui même celle là), bien que particulièrement jouissive de par son contexte, a montré les difficultés de United à tenir un résultat sur un match entier. On ne pourra pas non plus se baser sur la " large " victoire en Carling Cup contre une équipe de deuxième division. Et pourtant, nous sommes toujours invaincus et au final pas si loin du leader Chelsea.

Ce mois d’octobre débutait par un déplacement sur la pelouse de Sunderland, pas le plus simple des matchs au vu de la réussite actuelle de cette équipe. Puis, la réception du promu West Bromwich Albion après la trêve internationale ne s’annonçait pas non plus comme une promenade de santé, West Brom ayant prouvé n’avoir absolument peur de rien ni de personne, demandez à Arsenal. Un petit match de Champions League ensuite contre Bursaspor à Old Trafford pour tenter de se rapprocher de la barrière des 10 points, permettant de s’assurer la qualification, avant le déplacement à Stoke City. Les Red devils devaient ensuite accueillir Wolverhampton pour le 4ème tour de Notre (on peut se permettre maintenant, on est intimes) Carling Cup, avant de terminer par la réception de Tottenham, 4ème du championnat l’an dernier et donc forcément un match piège.


Sunderland 0 United 0 - PL (2 octobre)

Tu sais que lorsque tu te déplaces sur le terrain des Black Cats, ce ne sera pas une partie de plaisir mais quand tu dois faire face à l’inondation de ton vestiaire à quelques minutes du coup d’envoi du match, tu comprends vite que la journée va être longue. Plus Chat noir que le Stadium of Light en ce samedi, la rencontre a donc débuté avec plus de 20 minutes de retard. Sir Alex avait fait le choix d’aligner Kiko Macheda et Michael Owen en attaque, un duo offensif peut être un tout petit peu léger pour affronter une équipe de Sunderland en pleine confiance après une victoire sur City et deux nuls obtenus face à Arsenal et Liverpool. Un adversaire coriace donc qui domina quasiment toute la première période dans un match tout de même assez pauvre en occasions de buts.

Steed Malbranque et Bolo Zenden se montrèrent les plus dangereux en première mi-temps, n’obtenant que de rares réponses de la part des Red Devils avec un Michael Owen dont on se demandait s’il était vraiment sur le terrain. Le fantôme de l'ancien Ballon d'Or probablement. Scholes et Fletcher très défensifs, seul Nani réussit à se montrer avec une frappe du mauvais coté du poteau. Y’a des jours comme ça... où tu peux te satisfaire de pas encaisser de buts. Certainement secoués à la pause par un Ferguson probablement aussi ravi du spectacle offert que nous l’étions, les Red Devils commencèrent à sortir de leur réserve sans pour autant pouvoir passer le rideau défensif des Black Cats. Nani, encore une fois, se montra le plus dangereux sans plus de réussite. Les entrées de Chicharito, Berbatov et ... Bébé donnèrent la vitesse qu’il manquait à cette équipe pour bouger et ne serait ce qu’inquiéter Sunderland. Hernandez et Berbatov se trouvant parfaitement et prouvant encore une fois leurs aptitudes à jouer ensemble, même si malheureusement aucun d’entre eux ne put s’illustrer. Un match ennuyeux, sans saveur, sans jeu, mais aucun but encaissé, une invincibilité conservée, on se rassure comme on peut.

United : Van der Sar, Rafael, Ferdinand, Vidic, O'Shea, Nani, Fletcher, Scholes, Anderson (Bébé), Macheda (Chicharito), Owen (Berbatov).


United 2 West Bromwich Albion 2 - PL (16 octobre)

Une mi-temps, 45 minutes et puis ? Plus rien. Les 11 Red Devils rentrés aux vestiaires à la pause ne sont jamais revenus sur le terrain. On a failli lancer un avis de recherche d’ailleurs du style : Avis de disparition - 11 joueurs appartenant à Manchester United. Vus pour la dernière fois lors de leur rentrée aux vestiaires à la mi-temps du match contre West Brom. Si informations, merci de contacter leurs supporters. Même si là, nous n'étions pas loin de finir par "Si vous les voyez, gardez les!".

On pensait pourtant que ce match ne ressemblerait pas aux autres, qu’on était sur la bonne voie, celle de la guérison. Comment imaginer un match nul après une telle domination en première période ? Les 43 (environ quoi) occasions vendangées ont finalement été préjudiciables, mais il n'était pas vraiment prévu que l'on arrête de jouer comme ça après une mi-temps. Rooney sur le banc, Ferguson avait décidé de titulariser Hernandez. On ne savait pas encore à ce moment là ce qui se tramait dans la tête de l’attaquant anglais. Enfin, on a compris en le voyant errer entrer sur le terrain en cours de match. En tout cas, la titularisation de Chicharito se justifia parfaitement dès la 5ème minute quand il fut à l’origine et à la conclusion du premier but. L’attaquant mexicain se chargea d’obtenir le coup franc et Nani prit la responsabilité de le frapper. La trajectoire donnée au ballon par le Portugais empêcha Scott Carson de dégager proprement ou de capter le ballon, si bien que celui que l’on surnomme "Petit Pois" ne se fit pas prier pour reprendre le ballon et le mettre au fond. Première titularisation, premier but et l’impression qu’il se sent déjà comme chez lui. Mais les impressions sont parfois trompeuses, oui je sais. Berbatov et Hernandez, notamment, se créèrent chacun quelques occasions sans pour autant pouvoir les convertir (ce qui nous coûtera cher par la suite) et c’est Nani finalement qui prit les choses en main pour le 2-0. Glissade de Shorey, récupération du ballon, une deux avec Berbatov et tir du pied gauche. Imparable!

Au retour des vestiaires, les choses prirent une tournure totalement différente et le premier but de West Brom, bien aidé par Evra, carrément donné par Evra en fait. On se disait alors que ce serait le but gag, une erreur d’inattention et puis c’est tout. C’était sans compter sur l’énorme bourde d’Edwin van der Sar 5 minutes plus tard qui laissa échapper le ballon pour Tchoyi qui ne se fit pas prier, tout heureux et surpris du cadeau qui lui était offert sur un plateau. Nouveau match nul, à nouveau un avantage de deux buts réduit à néant, incompréhensible, proche de la faute professionnelle à vrai dire... Arsenal avait pourtant été l’exemple, eux qui avaient vu revenir ce même West Brom à 2-2 avant de carrément arracher la victoire à l’Emirates. Deux points de plus laissés sur la route du titre. Mais il paraît qu’on est toujours invaincus. Record d’invincibilité avec le maximum de résultats nuls, je suis sûre qu’il y a matière à faire un truc avec ça, quitte à pas être champions.

United : Van der Sar , Rafael, Ferdinand, Vidic, Evra , Nani, Carrick (Scholes), Anderson (Rooney), Giggs (Gibson), Berbatov, Hernandez.

Buteurs : Hernandez (5’), Nani (25’) pour United, Evra (csc 50’), Tchoyi (55’) pour West Brom.



19 octobre : Tremblement de terre de magnitude 10 sur l’échelle de Manchester United. Sir Alex annonce que Wayne Rooney veut partir. Rooney – partir – United. Trois mots que l’on aurait jamais cru voir ensemble dans la même phrase. Lui qui affirmait être un Red Devil à la vie, à la mort. Manchester Devils l’avait pourtant annoncé le 1er avril... Poisson prémonitoire ?


20 octobre : Le lendemain de cette annonce pour le moins inattendue et à quelques heures d’un match important en Champions League, Wayne Rooney s’explique. Il semblerait que ses envies d’ailleurs ne soit pas dues à une question d’argent... Ah... Non apparemment Monsieur n’aurait pas reçu assez de garanties sur l’avenir de Manchester United, notamment sur le plan du recrutement. Un cruel manque d’ambition quoi pour Rooney... Take that...


United 1 Bursaspor 0 - CL (20 octobre)

Un but à la 7ème minute. Emballé c’est pesé. Une victoire courte sans briller mais les 3 points n’étaient-ils pas la chose la plus importance ce soir là à Old Trafford. Dans un contexte plutôt compliqué et agité, après l’annonce des envies de départ de Wayne Rooney, l’essentiel était certainement de rester unis dans l’adversité et d’obtenir cette victoire pour faire un pas de plus vers la qualification pour la prochaine phase de cette Champions League et prouver à certains que United était, est, et sera toujours compétitif. Et celui qui faisait tant parler de lui ces derniers jours n’était d’ailleurs pas sur le terrain en raison d’une blessure à la cheville contractée plus tôt à l’entraînement. Un mal pour un bien ? Probablement. Et la surprise du chef fut la titularisation de Kiko Macheda à la pointe de l’attaque. Kuszczak dans les buts, Smalling aligné en défense, une équipe quelque peu remaniée par Sir Alex par rapport à celle qui avait fait match nul contre West Brom le week-end précédent. Mais ce fut Nani encore une fois, très souvent l’un des meilleurs joueurs de United depuis le début de la saison, qui nous permit de souffler après seulement 7 minutes de jeu. Le Portugais, bien servi par Fletcher, repiqua et s’engouffra dans la surface. Une nouvelle fois la terreur Nani, apparemment il fait flipper, fit reculer tous les défenseurs qui lui laissèrent le champ libre pour placer un tir imparable du gauche. Le champion turc ne montra absolument rien sur le plan offensif durant cette première période, si ce n’est une attaque de Ozan Ipek, l’attaquant turc se voyant stoppé de justesse par Rafael.

La deuxième période fut tout aussi tranquille pour les Red Devils du côté de la défense. L’attaque en revanche montra quelques lacunes, avec pas mal d’occasions mais aucunes de converties. Un manque de réalisme sans conséquence contre une équipe de Bursaspor telle qu’elle nous a été proposée ce soir, mais qui montre que le chemin est encore long vers la guérison post-enchaînement de matchs nuls. A noter les bonnes rentrées de Gabriel Obertan qui a amené de la vitesse au jeu de United, et celle de Chihcarito encore une fois chaud bouillant devant le but. Une victoire et donc 3 points, l’essentiel à garder de ce match finalement qui nous permettent de nous installer tranquillement à la première place du groupe avec deux points d’avance sur les Rangers et d’entrevoir à priori sereinement la qualification.

United : Kuszczak , Rafael, Smalling, Vidic, Evra, Carrick, Fletcher, Anderson (Hernandez), Nani, Macheda, Park (Obertan).

Buteur : Nani (3’) pour United.



22 octobre : Énième rebondissement dans l’affaire Wayne Rooney. Avec en guise d’épilogue (jusqu’à la prochaine fois) la prolongation du contrat. "Je veux partir, c’est pas une questions d’argent, finalement je prolonge mais c’ était pas une question d’argent"... Mais bien sur... Tout le monde il est content forcément. Enfin le club surtout. Côté supporters, il faudra certainement plus de temps. Mais Rooney déclare comprendre notre sentiment de trahison et l’impression d’avoir été abandonnés... Oh si peu finalement... Wayne si tu savais... Il ajoute : "Les fans ont été brillants avec moi depuis mon arrivée et c'est maintenant à moi de les reconquérir à nouveau à travers mes performances." Va lui en falloir des performances pour se faire pardonner d’avoir finalement craché sur le club... Pardonner ? Vivre avec plutôt. Les joueurs passent, le club reste...


Stoke City 1 United 2 - PL (24 octobre)

4èmes au classement avant ce match, les Red Devils n’avaient d’autre choix que de venir s’imposer au Reebok Stadium pour ne pas se faire distancer un peu plus au classement. Sans Rooney (parti fêter son anniversaire avec son nouveau juteux contrat ah oui non c’est vrai c’était pas pour l’argent) blessé, avait une nouvelle fois fait confiance à son duo d’attaque Berbatov – Hernandez. La surprise du chef venant surtout de la titularisation de Patrice Evra au milieu de terrain, préférant jouer la carte du "physique" en positionnant John O’Shea à sa place. Avant l’ouverture du score à la 27ème, le match n’offrit que peu d’occasions de s’emballer ce qui agaçait visiblement Berbatov, auteur de quelques gestes d’humeur à l’encontre de ses coéquipiers. Plus particulièrement sur la première vraie opportunité lancée par Berbatov qui se termina par un mauvais choix de Chicharito. Mais le Mexicain put se rattraper quelques minutes plus tard de la plus belle des manières. Nani, au lieu de frapper le corner, joua un une deux avec Evra et centra au second poteau. Vidic s’éleva le plus haut et trouva Hernandez qui s’arracha de la tête pour marquer le premier but. En arrière et à l’aveugle s'il vous plaît. Un but incroyable! Il fut d’ailleurs tout près de doubler la mise après un très bon pressing sur Sorensen, mais sa frappe vint mourir sur la barre transversale.

Un Chicharito en feu et un Neville "tendu", à deux doigts de prendre un deuxième avertissement pour une deuxième faute sur l’ailier Matthew Etherington, Neville que Ferguson décida de remplacer à la sortie des vestiaires. Plus sage certainement. D’autant plus que le match était loin d’être gagné, les Red Devils jouant à un jeu auquel on est un peu trop habitué ces derniers temps, manquant notamment de précision dans les passes. Un jeu dangereux que l’on paya à la 81ème minute avec l’égalisation des Potters. Une erreur de Scholes qui permit à Tuncay, fraîchement entré, de récupérer le ballon et de placer une frappe imparable. A moins de 10 minutes de la fin, autant dire que tous nos matchs nuls précédents nous revenaient en mémoire. Mais c’était sans compter sur l’homme du match, Javier Hernandez, avide de buts (en même temps, c’est ce qu’on lui demande) qui fut là où il fallait, comme par hasard, à la réception d’un ballon donné par Evra pour achever Sorensen et, par la même occasion, le match. Une victoire acquise dans la douleur une nouvelle fois, mais une victoire encourageante à l’extérieur (la première en championnat), United n’ayant rien lâché après avoir pourtant vu son adversaire revenir au score. A noter qu’au classement, derrière Chelsea évidemment, Arsenal, City et United se tiennent avec 17 points chacun.

United : Van der Sar, Neville (Brown), Ferdinand, Vidic, O'Shea (Carrick), Nani, Fletcher, Scholes (Obertan), Evra, Berbatov, Chicharito.

Buteurs : Tuncay (81’) pour Stoke ; Hernandez (27’, 85’) pour United.



United 3 Wolverhampton 2 - CC ( 26 octobre)

On en prend l’habitude maintenant, la Carling Cup est l’occasion pour Sir Alex de donner du temps de jeu aux jeunes. Mais restant toujours dans l’optique de trouver le parfait mélange entre jeunesse et expérience, il avait choisi de titulariser notamment Ben Amos dans les buts, Bebe en attaque, associé à Macheda, Obertan et Gibson au milieu entourés par Park et Carrick, avec une défense expérimentale qui n’avait jamais joué ensemble, composée de Brown, Smalling, Evans et Fabio. Une première période parfaitement entamée par les Red Devils qui se créèrent quelques occasions sans pour autant pouvoir les convertir et qui ne connurent de difficultés réelles qu’à un quart d’heure de la pause avec, d’un coup, une perte de vitesse et de précision dans les passes. Le coup de sifflet de l’arbitre annonçant la mi-temps ne pouvait donc que bien tomber d’autant plus vrai que la deuxième période s’avéra bien plus intéressante et bien plus folle.

A vrai dire, on aurait joué que cette période que ça aurait rien changé. Et ce sont les Red Devils qui se montrèrent les plus dangereux. Carrick, Obertan, Macheda, Gibson et même Park se virent refuser l’occasion d’ouvrir le score. Mais le 1-0 en revanche ne se refusa pas à Bebe qui vit son centre tir passer un défenseur et lober Hennessey. Le ballon fut dégagé par Foley mais l’arbitre assistant avait sans hésitation, et très justement, d’ailleurs levé son drapeau pour indiquer que le ballon avait franchi la ligne. Mais la joie fut de courte durée puisque seulement 4 minutes plus tard, Elokobi s’éleva plus haut que tout le monde pour reprendre un corner. Il semblerait quand même que l’arrière des Wolves ait quelque peu gêné Amos dans sa tentative de capture du ballon mais bon, on va faire comme si... De toute façon, le score n’en resta pas ainsi bien longtemps puisque United reprit l’avantage 10 minutes plus tard par l’intermédiaire de Park, à la conclusion d’un mouvement débuté par lui même en dehors de la surface. Mais encore une fois, l’histoire se répéta et les Wolves se virent offrir l’occasion de revenir de nouveau au score sur un but de Kevin Foley. Une nouvelle fois rejoint au score, il semblerait que "ce ma" ne soit pas réservé qu’au championnat. Et alors qu’on pensait se diriger vers la prolongation, voir une séance de tirs au but, Chicharito, who else, entré en cours de jeu et en pleine forme actuellement, prit la place du héros pour marquer le but de la victoire à la... 90ème minute. Victoire difficile mais qualification tout de même pour une équipe qui a su ne rien lâcher en ayant pourtant vu revenir l'adversaire par deux fois. L’effet Carling Cup peut être ? Encore trois matchs et à nous Wembley. C’est pas qu’on y est habitué mais bon, pas loin.

United : Amos, Brown, Smalling, Evans, Fabio (Neville), Carrick, Gibson, Park (Morrison), Obertan, Macheda, Bebe (Hernandez).

Buteurs : Bebe (56’), Park (70’), Hernandez (90’) pour United; Elokobi (60’), Foley (76’).



United 2 Tottenham 0 - PL (30 octobre)

Sur fond de manifestations anti-Glazer et du retour des écharpes vertes et or, United démarra cette rencontre contre les Spurs pied au plancher. 90 secondes, c’est ce qu’il fallut à Park pour se procurer THE occasion (oui forcément à ce moment là du match) et faire flipper Tottenham. Heurelho Gomes pourra remercier son poteau il partira pas en vacances avec l’arbitre par contre mais ça, c’est une histoire qu’on garde pour un tout petit peu plus tard). Cette première occasion donna le rythme d’un match qui passa d’un côté à l’autre du terrain sans réellement de temps mort, van der Vaart se montrant l’homme le plus dangereux pour les Spurs, Gareth Bale se réservant probablement pour le match contre l’Inter en Champions League. On savait donc que le premier but ne tarderait pas à venir et c’est à la 30ème minute que les Reds ouvrirent le score sur un centre parfait pour la tête de Vidic, qui ne se fit pas prier pour marquer son deuxième but de la saison. Une ouverture du score bienvenue d’autant plus que Tottenham ne s’avouait pas vaincu et se montrait à nouveau menaçant quelques minutes plus tard avec Modric et l'ex-madrilène Van der Vaart.

La deuxième période débuta sur le même rythme, les occasions de Nani ou Chicharito répondant à un tir de Bale après une chevauchée fantastique sur toute la longueur du terrain. Sir Alex Ferguson pas trop rassuré vu la volonté de Tottenham, décida de faire rentrer Scholes à la place de Berbatov et Wes Brown en lieu et place de Rafael. Un choix à priori payant, les Red Devils réussissant à contenir les assauts des Spurs. Des assauts coupés nets à 6 minutes de la fin avec le deuxième but de United. Un but qui fera certainement longuement parlé tant les circonstances paraissent absurdes. Entre erreurs d’arbitrages et incompréhension, grand bien nous à fait de marquer un premier but pour atténuer un peu la controverse. L’action est simple finalement mais mérite d’être disséquée. Nani lancé dans la surface est à priori poussé par Palacios. Le Portugais pensant voir l’arbitre siffler un penalty stoppe le ballon de la main. L’arbitre fait signe de jouer et Gomes croyant se voir accorder un coup franc (pour la main de Nani, faut suivre) pose le ballon à terre et attend un signe de l’homme en noir pour le frapper. Nani qui avait abdiqué finalement pour le penalty voit que l’arbitre faisait signe de continuer à jouer. Il ne se fait donc pas prier pour prendre le ballon et marquer sous l'œil incrédule et le plongeon inutile de Gomes. Mr Clattenburg se dirigea tout de même vers son juge de touche pour vérifier la validité de ce but et la "longue" discussion entre les deux hommes arriva à la conclusion que cela faisait bien 2-0 pour United. Un drôle de but enfin surtout quand on se trouve du bon côté qui souligne surtout la grosse erreur d’arbitrage de l’arbitre central et du juge de touche. Un penalty peut être discutable pour les Reds mais un coup franc certain aurait du être accordé aux Spurs. Mais cela ne doit pas faire oublier la victoire capitale de United, la deuxième consécutive en championnat. Bon pour le moral avant d’entamer le marathon de fin d’année.

United : Van der Sar, Rafael (Brown), Ferdinand, Vidic, Evra , Nani, Fletcher, Carrick, Park, Berbatov (Scholes), Hernandez (Obertan).

Buteurs : Vidic (31’), Nani (84’) pour United.



Conclusion

Chelsea et les autres ? Difficile de nier, même si ça coûte rien que de l’écrire, que les Blues sont les seuls actuellement à ne pas faillir même si eux ont déjà connu la défaite contrairement à nous. 5 points d’avance sur tous leurs poursuivants! Va pas falloir trop se manquer si on ne veut pas se faire complètement décrocher. Bien calés à la 3ème place à égalité avec Arsenal, la situation est loin d’être catastrophique évidemment. Mais les difficultés des Red Devils à gagner leurs matchs avec la manière, ou à les gagner tout court d’ailleurs, n’ont toujours pas trouvé de solution au jour d’aujourd’hui. Manque de confiance ? Trop d’assurance ? Deux nouveaux matchs nuls ce mois ci ont pointé encore quelques lacunes, même si la victoire contre Stoke a prouvé qu’on était capable de l’emporter au final après avoir été rejoint. La bombe Rooney lâchée comme ça, sans que personne ne s’y attende, n’a pas forcément aidé non plus. Les points plus que positifs en revanche sont la presque qualification en Champions League et un nouveau tour de passé en Carling Cup qui nous rapproche un peu plus de Wembley.

Le calendrier du mois de novembre s’annonce quelque peu chargé – angoissant – capital - lourd – flippant – excitant - décisif (rayez les mentions inutiles, toutes ne sont pas incompatibles entre elles) avec pas moins de 7 matche, voir 8 si notre 5ème tour de Carling Cup était programmé le mardi 30. Le périple débutera donc avec un déplacement en Turquie, rien que ça, pour le match retour contre Bursaspor et l’occasion d’assurer définitivement la qualification. Les Wolves nous rendront ensuite une petite visite à Old Trafford, tiens tiens... comme on se retrouve. Pas sur qu’ils aient digéré le but d’Hernandez à la 90ème en Cup! Et puis deux matchs à l’extérieur nous attendent en championnat : Aston Villa mais avant cela, le fameux derby de Manchester qui tiendra certainement encore une fois toutes ses promesses. Nous continuerons en accueillant Wigan puis, nous nous déplacerons à Ibrox pour y affronter Les Glasgow Rangers. Un déplacement chaud qui devrait faire oublier les températures moins clémentes. Nous terminerons par un match à domicile face à Blackburn pour le compte du championnat. Sans oublier, comme je le disais, un possible tour de Carling Cup contre West Ham. Décembre sera cool aussi dans le genre, pas de répit pour les braves...
Source(s) : Manchester Devils