Interview : Carrick
Michael Carrick s'est confié à Nick Coppack de ManUtd.com. Il a parlé de sa bonne saison et a voulu faire taire les critiques...
Tout d'abord, le vote pour le Joueur de l'année se présente bientôt, pouvez-vous nous dire quels sont les coéquipiers qui vous ont le plus impressionné cette saison ?
Je pense qu'Antonio Valencia est en grande forme. Il a fait des matches où il était presque injouable et il a été le bourreau des défenseurs latéraux. Jonny Evans a été régulier et a bien progressé. Il est là depuis des années et a beaucoup d'expérience. Cette saison, il est excellent. Je pense aussi que le retour de Paul Scholes a dynamisé tout le monde. C'était un gros boost pour nous, et il a été très bon. Je pense que Rio mérite une mention spéciale pour son association avec Jonny. Il y a cinq ou six joueurs qui méritent cette récompense.
Qu'en est-il des jeunes joueurs dans l'équipe : le caractère dont ils ont fait preuve cette année vous a-t-il impressionné ?
Ils ont été excellents. Je pense que ça vient beaucoup du coach. Ici, dès que vous passez la porte, c'est ancré en vous. Pas parce que quelqu'un est derrière vous tous les jours, mais ça s'apprend en étant dans le cadre de l'équipe, en regardant comment on prépare les matches et comment on gère la pression. Il n'ya pas meilleur endroit pour apprendre ça que Manchester United. Les jeunes qui sont arrivés au club ou qui sont issus du centre de formation sont tous de grands talents, et plusieurs fois cette saison, ils ont été là quand il le fallait. Peu importe l'issue de cette saison, ils en sortiront grandis. L'expérience qu'ils vont acquérir est inestimable et cela va leur faire du bien pour les années à venir. Bien entendu, on espère juste qu'on pourra leur donner la meilleure expérience possible, qu'on pourra finir le travail et gagner le championnat.
Ce qui a été vraiment impressionnant cette saison, c'est que l'équipe a toujours su rebondir après les déceptions...
C'est la fierté du club. Il y aura toujours des coups durs dans une saison. Ce qui est important, c'est la manière dont on les gère, la manière dont on réagit. Il faut revenir encore plus fort et on a réussi à le faire à plusieurs occasions cette saison.
J'imagine qu'un ou deux de vos coéquipiers ont voté pour vous pour le Joueur de l'année. Êtes-vous satisfait de votre saison ?
Oui, je suis content de ma forme mais je ne me contenterai pas de la deuxième place. Dans une saison, on a des bonnes et des mauvaises périodes, et en général, je suis content de ma forme. Mais je ne me soucie pas des reconnaissances individuelles.
C'est bien de ne pas rechercher à être la vedette car ce n'est pas souvent que ça vous arrive. Êtes-vous à l'aise avec ça ?
Oui ça va. Tout ce qui m'importe, c'est jouer pour ce club et gagner des trophées. Je veux être apprécié de mes coéquipiers et du manager. Tout ce que les autres peuvent dire m'importe peu à vrai dire. Si je sens que je joue bien et qu'on gagne des choses, alors c'est excellent. Et si le manager pense que je joue bien et qu'il me fait jouer dans l'équipe, alors c'est encore mieux. Rien d'autre ne m'importe. Pour être honnête, l'opinion des gens change si souvent. Une semaine vous êtes le meilleur, une autre on veut vous vendre. Je n'y prête pas beaucoup attention.
Est-ce que cela vous ennuie quand vous entendez que Michael Carrick est “de retour” ou qu'il a “retrouvé son meilleur niveau” ? L'aviez-vous vraiment perdu ?
Je ne pense pas, non. La saison dernière, j'ai fait une bonne saison. Je pense avoir bien joué. J'ai joué beaucoup de matches aux côtés de Giggsy et je pense qu'on a bien travaillé tous les deux. Quelques personnes ont trouvé à redire, mais pour moi, ce n'était pas une question de revenir à son meilleur niveau. On a été champions et on a joué la finale de la Champions League, ce qui n'est pas rien. Je pense que pour moi, la pire saison a été 2010, au moment de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Je ne jouais pas bien et j'avais une blessure au tendon d'Achille. Mais mis à part ça, je suis satisfait de mes saisons à Manchester United.
Certains critiques suggèrent que la finale de la Champions League 2009 à Rome vous a traumatisé ou a eu une sorte d'effet psychologique sur vous...
Pas facile à accepter. C'était probablement des paroles en l'air et quelqu'un a sauté dessus. Ce n'est pas du tout le cas. La finale de Rome est un match où nous n'avons pas bien joué, toute l'équipe. C'était juste ce genre de match. On a eu quelques occasions au début, on ne les a pas concrétisées, puis ils ont marqué et on a eu du mal à revenir. Bien sûr, j'étais déçu. Et après une défaite comme ça, on peut avoir besoin de temps pour réagir, c'est une telle déception. Mais c'est le football. On ne peut pas être tout le temps à notre meilleur niveau, et parfois, c'est un peu plus dur. Mais en général, j'ai passé de belles saisons à Manchester United et j'espère que ça va continuer.
Sur le forum
Malodo, le 10 février 2026 à 13:24
Il y a 3 heures, RobertoLarcos a dit :Je sais pas qui a écrit ça, mais c'est pertinent, nuancé... en fait ça doit être une IA, mais bon ça fait toujours du bien de lire autre chose que ces anciennes gloires du foot qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Autant je suis d’accord sur la première partie autant je ne le suis pas vraiment sur la deuxième.
Moi je trouve que le travaille qu’a fait Amorim chez nous, en tout cas sur cette première partie de saison, est beaucoup trop décrié et qu’on a viré un mec qui était en train de remplir ses objectifs.
Mais je ne trouve pas que la réussite de Carrick repose sur le travail d’Amorim qui a mes yeux à été enterré.
On ne défend ni ne construit de la même manière. On est même plutôt à l’opposé je trouve.
Et pour les coup de pied arrêtés Amorim disait lui même que ce n’était pas le fruit de son travail à lui il me semble.
Quand à la bonne alchimie entre nos joueurs offensifs elle ne vient pas d’Amorim. Elle vient surtout du talent de nos joueurs qui sont des joueurs complets, bons dans leurs déplacements avec et sans ballon, techniques et dotés d’une vision du jeu intéressante.
Ce qu’a apporté Amorim et qui sert beaucoup à Carrick c’est surtout ses mercatos. Il a dégagé des joueurs problématiques, nous a ramené du talent en attaque comme on en avait pas eu depuis très longtemps et nous a permis de garder le meilleur joueur du championnat. Mais ça ne va pas tellement plus loin que ça.
RedDidDevil, le 10 février 2026 à 11:35
il y a 7 minutes, McdoMickey a dit :On apprécie le gars ou pas, mais j'aime bien l'analogie de Goldbridge sur le restaurant.
Une enseigne de cuisine thaï décide de changer d'orientation et de faire des burgers. Elle embauche un chef spécialisé en burgers, dans le but de faire des burgers, mais en gardant un staff et des ingrédients de cuisine thaï. Les premiers mois sont catastrophiques, les burgers ne ressemblent à rien. Lors des vacances d'été les propriétaires lui fournissent une partie de ce dont il a besoin, suffisemment pour que ses burgers ressemblent à quelque chose. Mais le chef fait des choses bizarres. Il ne met pas de fromage en particulier, alors qu'il pourrait. Ses burgers ne sont pas désastreux, mais ils pourraient être bien meilleurs avec ce qu'il a à sa disposition.
Il est viré. Un chef de cuisine thaï est réembauché, il fait du très bon travail. Les critiques culinaires les plus réputés le louent, et fracassent le chef spécialiste en burgers : "il n'aurait jamais dû essayer de faire des burgers mais s'adapter à l'identité du restaurant, aux ingrédients et aux cuisiniers qui étaient là au départ. Il aurait dû faire de la cuisine thaï. "
Amorim a échoué autant que le board a échoué autant que les joueurs
Tous ont leurs part de responsabilité chacun a leurs niveaux
le Chapitre Amorim est fini
le Chapitre Carrick a commencé et tout va bien pour le moment
McdoMickey, le 10 février 2026 à 11:26
On apprécie le gars ou pas, mais j'aime bien l'analogie de Goldbridge sur le restaurant.
Une enseigne de cuisine thaï décide de changer d'orientation et de faire des burgers. Elle embauche un chef spécialisé en burgers, dans le but de faire des burgers, mais en gardant un staff et des ingrédients de cuisine thaï. Les premiers mois sont catastrophiques, les burgers ne ressemblent à rien. Lors des vacances d'été les propriétaires lui fournissent une partie de ce dont il a besoin, suffisemment pour que ses burgers ressemblent à quelque chose. Mais le chef fait des choses bizarres. Il ne met pas de fromage en particulier, alors qu'il pourrait. Ses burgers ne sont pas désastreux, mais ils pourraient être bien meilleurs avec ce qu'il a à sa disposition.
Il est viré. Un chef de cuisine thaï est réembauché, il fait du très bon travail. Les critiques culinaires les plus réputés le louent, et fracassent le chef spécialiste en burgers : "il n'aurait jamais dû essayer de faire des burgers mais s'adapter à l'identité du restaurant, aux ingrédients et aux cuisiniers qui étaient là au départ. Il aurait dû faire de la cuisine thaï. "
RedDidDevil, le 10 février 2026 à 11:24
il y a une heure, RobertoLarcos a dit :Je sais pas qui a écrit ça, mais c'est pertinent, nuancé... en fait ça doit être une IA, mais bon ça fait toujours du bien de lire autre chose que ces anciennes gloires du foot qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Et le board il sert à quoi ? Amorim a été viré plus pour ces paroles que pour son bilan sportif ( qui était depuis son arrivée sujet a licenciement peut etre en fin d'année si on avait continué les résultats irréguliers )
Carrick, quant à lui, a été engagé comme intérimaire, chargé de redresser la situation pendant six mois. Si on lui avait demandé de faire ce qu'Amorim avait fait – se débarrasser des éléments improductifs et gérer les comportements déplorables de joueurs comme Rashford, Garnacho, Højlund, Antony et d'autres –, il aurait essuyé les mêmes critiques qu'Amorim.
RobertoLarcos, le 10 février 2026 à 13:27
Je trouve justement que c'est intéressant d'aborder les choses de manière un peu moins binaires que le succès ou l'échec. Dans les grands clubs aujourd'hui les coachs ne sont que de passage, et dans 90% des cas ils finissent par se faire virer à un moment ou un autre. Il n'y a que Zidane qui ne connait pas l'échec, mais sans rien lui enlever, c'est aussi un peu parce qu'il n'aime pas prendre trop de risques.
Pour en revenir à Amorim, il a fait des erreurs mais il a aussi rendu une équipe compétitive à son successeur. Je pense qu'il laisse derrière lui une équipe un peu moins chaotique que celle dont il a hérité. Il a viré les pommes pourries, et ceux qui ont rejoint le club ont une bonne mentalité. Que ce soit physiquement ou mentalement, il ne laisse pas un chaos derrière lui, et je trouve que c'est pas mal de le dire aussi.