Money, money...

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Chelsea était promis à une ère de gloire au sommet de la Premier League, comparable à ce qu'a connu Manchester United pendant les années 1990 et 2000. Mais l'argent ne fait pas tout...

Comme chaque année, le cabinet d'affaires Deloitte and Touch s'est livré à un exercice de haute voltige en analysant le côté financier du championnat d'Angleterre de ces dernières saisons. Les résultats ont été publiés dans le livre The Annual Review of Football Finance, et sont donc à présent publics.

L'équipe de Sir Alex Ferguson a dépensé, en 2006-2007, la bagatelle de 117 millions d'euros juste pour les salaires des joueurs, du staff et des employés, tandis que Chelsea a fait encore plus fort avec 169 millions d'euros. Le club de Stamford Bridge a pu compter sur le soutien illimité dans ce domaine de son propriétaire russe Roman Abramovitch et s'adjuge donc la "première place" sur ce point, United arrivant en seconde position.

Sur la même saison, c'est Manchester United qui a généré le plus d'argent, avec un chiffre ahurissant de 269,45 millions d'euros. Chelsea (242 millions), Arsenal (225,7 millions), et Liverpool (170 millions), donc le reste du Big Four, suivent sans surprise. Manchester City, bien que porté sur le devant de la scène par le richissime ancien premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, ne provoque pas encore le même engouement et prend la 8e place avec ses 72,4 millions d'euros perçus.

Pour ce qui est des bénéfices, United se classe donc logiquement en tête avec un excellent score de 83,8 millions d'euros, encore mieux que les déjà très surprenants 66 millions déclarés en 2003-2004. Et Deloitte prévoit que cela augmentera encore pour la saison écoulée étant donné la rénovation du système des droits télé pour la Premier League.

Sur un plan plus global, la première division anglaise génère plus d'argent que n'importe quel autre championnat en termes de billetterie, diffusion et revenus commerciaux, avec United en tête de liste. Mais un aspect inquiétant est que ces énormes sommes d'argent ne sont pas toujours transformées en bénéfices, les clubs dépensant toujours plus pour garder ou prendre de la vitesse dans l'élite.

"Les montants dilapidés en transferts de joueurs ou salaires ont été tels que la profitabilité a décliné en 2006-2007", a déclaré Dan Jones, du cabinet Deloitte and Touch. "Avec les revenus de la télévision ayant augmenté, elle aura probablement augmenté en 2007-2008 à un niveau record."

"Mais le résultat final dépendra de la capacité de chaque club à limiter ses dépenses."


La supériorité de Manchester United en termes de pécule intéressera très certainement Shinawatra, qui a déclaré à son arrivée à Citeh vouloir faire de City un challenger à la hauteur de United sur le plan financier. Les Sky Blues ont encore du chemin à faire.

Le top 10 des revenus de la Premier League 2006-2007 (en millions d'euros)
1. Manchester United : 269,4
2. Chelsea : 241,8
3. Arsenal : 225,6
4. Liverpool : 170
5. Tottenham Hotspur : 130,9
6. Newcastle United : 110,6
7. West Ham United : 74
8. Manchester City : 72,4
9. Aston Villa : 52,7
10. Everton : 51,4
Source(s) : Manchester Evening News