United Archives : Juan Sebastian Veron

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En novembre 2002, Juan Sebastian Veron s’est assis pour discuter d'une saison d’abord difficile, que lui-même décrit comme une "catastrophe", en n’hésitant pas à critiquer ses performances à la suite du gros transfert de la Lazio.


Jetez un œil à ces extraits fascinants d'une conversation avec un milieu de terrain d’une incontestable classe, qui a finalement rejoint Chelsea l'année suivante et qui fut encore un acteur clé pour l'Argentine à la Coupe du Monde 2010.

Tu es ici depuis un an maintenant. Comment trouves-tu la vie à Manchester ?

Ma famille et moi nous sommes très bien installés. Bien sûr, les choses sont un peu différentes de ce à quoi je suis habitué en Amérique du Sud et même en Italie, mais c’est toute la question - l'apprentissage d’une autre manière de vivre, les coutumes différentes. J'avoue que j'aime ça. Vivre de nouvelles expériences vous rend plus riche en tant que personne.

Comment te détends-tu en dehors du terrain ?

J'apprécie la vie à la maison. Je passe plus de temps avec ma famille au fil des ans donc c'est cool. Mais même si je n'ai plus tendance à sortir autant qu’avant, j’apprécie une nuit dehors en ville de temps en temps. Je sors avec les gars de l'équipe et c'est agréable d'apprendre à connaître la ville de Manchester.

Cela doit être utile d'avoir autour de toi Diego Forlan qui parle espagnol ?

Oui et Quinton [Fortune] aussi. J'essaie de ne pas trop me reposer sur eux parce que ce serait facile et je n’apprendrais pas.

Tu as décrit la saison dernière comme une "catastrophe". Est-ce que tu t'amuses plus cette année ?

Lorsque l'on compare avec la saison dernière, ça va bien, ouais. Mais je ne veux pas commencer avec 10 bons matchs et ensuite en avoir 40 mauvais. Je tiens à progresser de façon constante afin que je puisse terminer la saison sur une bonne note plutôt que l'inverse, comme ce fut le cas l'année dernière.

Sir Alex a reconnu que c'était probablement la première fois dans ta vie que tu as été lourdement critiqué dans ta carrière de footballeur ...

Oui, et parfois je pense que la critique a dépassé le football et a été plus personnelle. Toutes ces choses dites sur moi entrain de parler aux gens de la Lazio en fin de saison [sur un possible transfert], la bagarre après le match contre le Bayer Leverkusen ... ce genre de chose… Ce sont des bêtises. Ce n'est pas une critique sur mon football. Cela va au-delà et ça bouleverse le rapport que j'ai avec les gens d'ici. Les fans peuvent croire ce qu'ils lisent dans les journaux, mais ils ne connaissent pas la vérité.

Tu dois être très heureux qu'ils aient mis en place des dates précises pour les mercatos, de sorte que la spéculation s'est calmée sur ta supposée volonté de quitter le club…

[Rires] Oui, jusqu'à janvier, au moins!

De quelle importance a été le soutien de Sir Alex ?

Je lui suis vraiment reconnaissant pour son soutien. Il a été derrière moi à tout moment. Il m'a défendu contre les critiques quand peut-être je ne jouais pas bien, et il a continué à me mettre dans l'équipe alors que je savais que je ne jouais pas si bien. Son soutien m'a un peu surpris parce que normalement, vous ne recevez pas le soutien permanent des managers quand les choses vont mal. Cela a signifié beaucoup pour moi et m'a donné l'élan nécessaire à tenter d’avantage cette saison, à lutter pour atteindre mon meilleur niveau.

Les fans aiment voir tes qualités individuelles. Es-tu né avec ou a t-il fallu de la pratique ?

[Rires] Eh bien, j’ai cassé un grand nombre de fenêtres chez moi quand j’étais gamin. Et pas seulement ma maison, mais celle des voisins aussi! Mais oui, j'ai eu certaines aptitudes naturelles et, avec de l’entraînement et du dur labeur, vous progressez de plus en plus.

Roy Keane a toujours été considéré comme le meneur de jeu de cette équipe de United, ce que tu es avec l'Argentine. As-tu savouré la responsabilité supplémentaire de prendre ce rôle, pendant qu'il était blessé ?

Tout d'abord, je ne suis pas vraiment d'accord avec votre déclaration. J’aime jouer, quelque soit mon poste. Je n'aime pas jouer dans une position au détriment d'un autre et je n'aime pas prendre le rôle de quelqu'un d'autre au club. Roy a été, est et sera toujours une figure de proue de ce club, quelqu'un dont le nom sera gravé dans l'histoire de Manchester United. Donc, je n’entre pas dans ce rôle. Je joue où le manager me met. Quoi qu'il en soit, parfois, il peut mettre Paul Scholes au milieu et je jouerais ailleurs. Je préfère largement avoir Roy dans l'équipe.

Préfères-tu jouer la Ligue des champions par rapport à la Premierleague, où tu as moins de temps avec la balle ?

J'aime jouer les deux. Je n'ai pas de problèmes avec l'un ou l'autre. Sur la scène européenne, vous avez des joueurs qui jouent pour des équipes internationales partout dans le continent ce qui donne un intérêt supplémentaire. Mais là encore, un grand nombre de joueurs étrangers jouent dans la Premiership également, donc les deux compétitions ont leurs propres attractions. Je n'ai pas de préférence pour un ou l'autre.

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Source(s) : Site officiel