Phil Jones, d'espoir au brassard

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Au milieu de l'ambiance "foot en folie" qui règne dans l'équipe depuis le départ de SAF, quelques joueurs se démarquent et montrent toute l'étendue de leurs talents. Des joueurs clés qui, dos au mur, n'hésitent pas a foncer dans le tas. Parmi eux, Phil Anthony Jones, numéro 4 sur le dos, et mèches blondes au vent. Retour sur un parcours funky dans une défense digne du Kosovo.


Intersaison 2011. On annonce l'arrivée d'un gamin qui a grandi dans les rangs des Blackburn Rovers. Blackburn, l'équipe qui se fait taper chaque année par tout le monde avec des scores fleuves, comme si on était en poussins à l'AS Chatillon-en-Bazois. Sur le papier ce n'est pas très vendeur, il a 19 ans, un physique de rugbyman et manque forcément d'expérience dans les matchs à haute tension. Il prend de suite le numéro d'Hargreaves, joueur le plus LOLILOL de ces dernières années et se positionne comme espoir à la succession de notre paire, encore magique a cette époque-là, Vidic-Ferdinand.

Le natif de Preston enchaine pour United une première saison 2011-2012 avec 41 matchs (toutes compétitions confondues), pas mal pour un gamin fraichement arrivé au club avec des pointures toujours au top. L'explication est simple : le mec est un mutant. Il est aligné à tous les postes défensifs vacants, défenseur central (gauche et droit), latéral droit et milieu (sentinelle dans un milieu en losange ou relayeur aux cotés de Carrick ou Giggs). Il enchaine avec ses premières capes pour la sélection anglaise, qui est connue pour ses défaillances défensives dans les grandes compétitions et qui a besoin de joueurs polyvalents.

La saison qui suivra sera en nette demi-teinte avec une grosse blessure au dos et une opération aux genoux, qui lui fera manquer le début de saison. Mais depuis cet épisode difficile, Philou nous montre un peu plus chaque match à quel point il sait être puissant et précieux dans son travail. Sir Bobby Charlton lui trouve même des similitudes avec Duncan Edwards, considéré comme le meilleur milieu défensif de l'Histoire du club. Frisson. Car si un bonhomme comme Sir Bobby compare le gamin à une légende de United, c'est justement parce que notre numéro 4 est aussi polyvalent que le numéro 6 de l'époque. Tout un symbole pour un gamin précoce qui fait ses preuves en club et en sélection, même si il est barré par des hommes aussi expérimentés que John Terry-Gary Cahill, partenaires en club et dont la relation est aussi complémentaire sur le terrain que Ryan Giggs avec sa belle-soeur. Ca fait chaud au coeur. Et pas qu'au coeur.

Cette saison, notre bourrin a tout en main pour réussir une grosse saison, mal débutée en tant que latéral droit, dont les erreurs de placement nous ramenaient a la belle époque de John O'Shea, ça vous tire presque les larmes aux yeux. Vidic est aux fraises physiquement, Ferdinand aussi régulier qu'un mec sous acide, Jonny Evans fait ses relances du genoux les yeux fermés et Chris Smalling serre plutôt à droite pour palier aux pépins de Rafael (d'ailleurs on peut en reparler longtemps de Smalling). Cette situation de taulier régulier, polyvalent, international, le tout dans un collectif aussi bordélique et a seulement 21 ans fait de lui une piste sérieuse pour le capitanat post-Evra. Parce que Carrick ne durera pas beaucoup plus que Super Pat', et que Rooney se fera bien la malle un jour ou l'autre. Et puis, on ne va pas se le cacher, Anderson avec un brassard, ça fait pas sérieux. Le mec mettrait de l'huile de friture sur le brassard, pour le plus grand bonheur du responsable des équipements. Mac Donald's likes this.

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Source(s) : Manchester Devils, Fiurenzu Saulnier