Les Red Devils ont été surclassés par les Champions d'Europe en titre, qui ont conservé à Skopje (Macédoine) leur trophée acquis l'an dernier.

Madrid a dominé les débats dès le début du match et a pris l'avantage lorsque Casemiro - qui avait déjà touché la barre - a ouvert le score à la 24e minute. Ils ont doublé leur avantage grâce à Isco, suite à un joli une-deux avec Gareth Bale, titulaire en lieu et place de Cristiano Ronaldo, à la 52e minute.

10 minutes plus tard, Romelu Lukaku, coupable d'un gros raté peu avant, a réduit l'écart, mais les Mancuniens ne sont pas parvenus à égaliser durant la dernière demi-heure de la rencontre. Marcus Rashford aurait pu remettre les deux équipes à égalité à 9 minutes de la fin, mais se heurta à Keylor Navas : United ne parviendrait plus à se créer d'occasion aussi nette et à empêcher le Real d'être la première équipe à conserver la SuperCoupe d'Europe depuis 1990.

José Mourinho a nommé une équipe solide pour affronter le Real, avec notamment la présence dans le 11 de départ des trois recrues de cet été : l'attaquant belge Romelu Lukaku, le milieu champion en titre Nemanja Matic, et l'ex de Benfica Victor Lindelof. Trois joueurs qui nous permettront normalement de nous améliorer, après une décevante 6e place en Premier League la saison passée.

Côté madrilène, seul Cristiano Ronaldo, sur le banc, manquait à l'appel. L'équipe alignée était, en dehors de cela, la même que celle titularisée contre la Juventus en finale de la C1 en juin dernier.

United a eu du mal contre la meilleure équipe du continent, surtout pendant une première période où Madrid a contrôlé le rythme avec beaucoup de justesse technique. Les Red Devils n'ont eu que 39% de possession pendant les 45 premières minutes, et n'ont comptabilisé qu'un seul tir cadré, une tête de Lukaku droit sur Keylor Navas.

A la pause, alors que United était mené 0-1, Marcus Rashford fut lancé sur la pelouse à la place de Jesse Lingard afin d'étirer le bloc madrilène - une équipe dirigée par Mourinho entre 2010 et 2013. Ce qui n'empêcha pas les Merengue de se mettre à l'abri rapidement, avec ce second but signé Isco 7 minutes après la reprise (52').

C'est le moment que choisirent les Mancuniens pour se réveiller. 2 minutes après le second but madrilène, Lukaku manqua une occasion énorme de réduire l'écart, sa reprise après un ballon repoussé par Navas passant étonnamment au-dessus des cages adverses. L'entrée de Fellaini à la place d'Herrera avant l'heure de jeu eut également le mérite de rééquilibrer les débats au milieu de terrain, le Belge étant à créditer d'une bonne entrée.

Une minute plus tard, c'est d'ailleurs lui qui initia l'action du 1-2, en servant Matic dont la frappe mal repoussée par Navas profita - cette fois - à Lukaku (62').

De son côté, le Real se créa malgré tout quelques occasions en seconde période, la plus franche étant à mettre au crédit de Bale qui fit encore une fois vibrer la transversale de De Gea. Le score n'évoluera plus.

Ce match aura au moins eu le mérite, si besoin était, de démontrer que United a encore du chemin à parcourir pour être au niveau des grandes équipes européennes actuelles. La victoire de prestige acquise en amical au détriment de ces mêmes Madrilènes le 23 juillet (aux tirs au but) aurait pu nous leurrer en ce sens. L'équipe de Zidane, extrêmement complète et dotée des meilleurs du monde à leurs postes, devrait être la cible que vise Manchester United sur les prochaines années.

En attendant, la prochaine étape sera le début de la saison de Premier League 2017-2018 à Old Trafford, ce dimanche. United recevra West Ham, coup d'envoi à 17h.