Manchester United 6-2 Leeds United : United débouche le champagne

Match Reports

Dans une rencontre très ouverte et parfaitement lancée par un double de McTominay, les Red Devils nous ont gratifié d'une rencontre agréable à regarder avec un résultat qui fait forcément plaisir.

Dim. 20 déc. 2020 - 17:30
Premier League - 14e journée
Manchester United
6
2
Leeds

Manchester United : De Gea, Shaw (Telles 60'), Maguire, Lindelöf, Wan-Bissaka, James, Fernandes (van de Beek 71'), Fred, McTominay, Rashford (Cavani 71'), Martial.

Leeds United : Meslier, Dallas, Ayling, Cooper (Davis 72'), Alioski, Phillips (Strujik 46'), Raphinha, Rodrigo, Klich (Shackleton 46'), Harrison, Bamford.

Buts : McTominay (2' ← Fernandes, 3' ← Martial), Fernandes (20', 70'), Lindelöf (37' ← Martial), James (66' ← McTominay) pour Manchester United ; Cooper (42'), Dallas (74') pour Leeds United.

Arbitre central : Anthony Taylor. Assistants : Gary Beswick, Adam Nunn. Quatrième arbitre : Chris Kavanagh. VAR : Kevin Friend. Assistant au VAR : Simon Beck.

Savez-vous qui a inscrit le doublé le plus rapide de l'histoire de la Premier League ? Maintenant, vous savez. Pas forcément le buteur le plus attendu, Scott McTominay prend ses responsabilités, et plutôt deux fois qu'une. Reposé à Sheffield, McSauce ouvre le score après 66 secondes de jeu avec une frappe limpide à 18 mètres sur un décalage de Bruno Fernandes. La balle se loge au ras du poteau et laisse Meslier sans réaction (1-0, 2'). Une minute plus tard, l'Ecossais remet ça : servi par Anthony Martial dans la surface, il conclut cette fois du pied gauche, croisant parfaitement sa frappe pour l'envoyer une nouvelle fois hors de portée du gardien adverse (2-0, 3').

Leeds dépassé, Man United s'échappe

Avec des Red Devils habitués à être menés au score, on commence à se demander si une faille spatio-temporelle ne va pas s'ouvrir sous nos pieds. En face, les Peacocks sont sous le choc (et on les comprend). Ils peuvent cependant compter sur leur avant-centre Patrick Bamford, le danger numéro 1 de Marcelo Bielsa. L'Anglais, qui n'arrive pas à capitaliser initialement sur une mauvaise relance de Wan-Bissaka (8'), trompe ensuite de Gea mais est largement hors-jeu (19').

Ce coup de semonce rappelle à nos joueurs qu'ils seraient bien inspirés de distancer leur adversaire, ce qu'ils font immédiatement. Sur une nouvelle attaque rapide consécutive à une perte de balle évitable des visiteurs, James sert Fred, lequel temporise avant de chercher Martial dans les seize mètres, coincé entre deux joueurs. Ayling repousse comme il peut le cuir, ce qui profite à un Bruno Fernandes lancé qui crucifie une troisième fois Meslier (3-0, 20'). En vingt minutes, les Mancuniens viennent de marquer autant de buts que dans les six matchs joués à Old Trafford en Premier League depuis le début de la saison. Et ils dépassent ce score un quart d'heure plus tard, quand un corner depuis la gauche est dévié au premier poteau par la tête de Martial et que Victor Lindelöf coupe victorieusement la trajectoire au second (4-0, 37').

A aucun moment dans cette première période, on n'a eu l'impression que Leeds allait chercher le calcul, ou à modifier leur façon d'attaquer. En revanche, leur défense a paru dépassée plus souvent qu'à son tour, entre la vivacité de nos attaquants et des défaillances assez visibles dans la qualité technique et le positionnement. Dans ce contexte, dommage de ne pas avoir su conserver notre clean sheet, disparue avant la pause sur la réduction du score de Cooper juste avant le break sur corner (42', 4-1). Mais mieux vaut un 4-1 à la pause qu'un vieux 0-0 sans occasion, alors ne boudons pas notre plaisir, d'autant que la seconde période promet d'être aussi décousue.

Trois buts en six matchs, puis six en un

Leeds, loin de se laisser désarmer par la situation, revient au combat et se procure des opportunités. Raphinha notamment, très en vue, force plusieurs arrêts de De Gea (50', 65'), l'Espagnol étant notamment déterminant sur le premier, quasiment en face-à-face, en repoussant une volée à bout portant sur son poteau. Mais ce sont bien les locaux qui vont prendre le large après l'heure de jeu. Daniel James, bien malheureux d'avoir été averti peu avant pour simulation alors qu'il avait été écarté illicitement par Cooper d'un bras dans le visage, profite d'un excellent travail de McTominay au milieu pour hériter du ballon à gauche de la surface et finir entre les jambes de Meslier (5-1, 66'). Quatre minutes plus tard, Bruno Fernandes y va de sa réalisation sur penalty après une faute sur Martial dans la surface (6-1, 70').

Le Français, excellent dans le jeu, aurait clairement dû rajouter son nom à la liste des buteurs, mais n'a pas été assez tueur devant le but alors qu'il avait fait le plus dur par deux fois (48', 72'). On pourra faire le même reproche à Edi Cavani sur sa première action après son entrée à vingt minutes de la fin, l'Uruguayen voyant sa frappe repoussée par Meslier sur une ouverture de notre numéro 9 (78'). Ou à Fred, qui profite d'une énorme erreur de la défense adverse pour se présenter face au portier visiteur dans une situation de trois contre deux et tenter d'y aller seul... sans succès (85'). A la place, c'est un autre défenseur des Whites, Stuart Dellas, qui s'illustre avec une belle frappe enroulée dans la lucarne de De Gea à 20 mètres pour réduire l'écart (6-2, 73').

Avec cette victoire, United remonte à la troisième place, à cinq unités de Liverpool mais avec un match en retard à jouer à Burnley. Les Mancuniens sont désormais la deuxième meilleure attaque de la Premier League, derrière les Scousers, mais sont aussi la défense du Top 10 qui a encaissé le plus de buts. Comme un symbole de la rencontre de ce soir : les Red Devils auraient pu en planter dix, mais en encaisser cinq. Espérons en tout cas que nous saurons capitaliser sur nos forces et corriger nos faiblesses pour cette période de fêtes qui sera forcément très lourde pour les organismes. Sorti avant la fin en paraissant touché aux adducteurs, McTominay est le premier signal du besoin de faire tourner pour les prochaines échéances.

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